13. Vouneuil-Poitiers : la traversée du désert (23 km)

Sur le chemin de Compostelle – via Turonensis (voie de Tours)

Ce matin, je quitte mes hôtes de bonne heure (7 heures). Non sans un pincement au coeur lorsqu’ils me demandent 30 euros et que je ne leur en donne que 10 (heureusement, leur accueil est bénévole). Je dois rejoindre Dissay à 10 kilomètres par la départementale. Le temps de taper du goudron et de me faire mal aux pieds.

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Le temps est très mauvais. Je décide de rentrer dans le bois pour faire une pause pipi mais une famille de sanglier me met dehors. Lorsque je m’allonge dans l’herbe près de la route pour me reposer vers 10 heures, une femme descend de voiture, croyant que je suis insconsciente. Je la rassure : elle est déjà repartie.

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Je rejoins l’antique voie romaine qui relie Châtellerault à Poitiers. Je vais la longer pendant plus de la moitié du trajet. A un moment, j’aperçois le Futuroscope à l’horizon. Au croisement de la Croix blanche, je suis rejointe par Michelle la Canadienne que j’avais rencontrée à Tours dimanche. Nous tombons sur une borne qui porte l’inscription « eau potable » mais ne trouvons pas le moyen de la faire fonctionner. Michelle marche vite et je peine à suivre son rythme pendant une heure. Je finis par la lâcher.

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Je fais une pause déjeuner sur l’herbe, profitant d’une éclaircie. Mais après une heure, l’orage éclate et c’est le déluge. Je m’abrite dans la grange d’un couple qui m’invite cordialement à y rester. Je repars pour Poitiers sous la pluie mais les pieds encore secs.

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Je trouve une nouvelle borne « eau potable » qui tombe à pic car je vais manquer d’eau (comble). Mais toujours impossible de deviner comment l’engin fonctionne. Après 20 kilomètres, j’arrive à Buxerolles (nord de Poitiers). Encore des champs, des vaches, des sous-bois, en pleine ville. Nouvelle averse, je sers les fesses.

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Je suis soulagée d’atteindre peu après 16 heures mon toit pour la nuit. Cette charmante résidence pour jeunes travailleurs à 3 kilomètres du centre de Poitiers, nommée Kennedy. Une tour jamais rénovée depuis les années 1970. Je mendie une casserole pour faire cuire quelques pâtes et une voisine me donne quelques tomates pour assaisonner mon plat. Je me couche à 21 heures pétantes, sans plus aucune douleur.

M.A.
16 juin 2016

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